FUE, FUT, DHI, saphir : les cliniques présentent chacune leur méthode comme la meilleure. Aucune ne l’est dans l’absolu. Toutes déplacent les mêmes follicules de la nuque vers les zones dégarnies. Elles diffèrent par la façon de les prélever et de les implanter, donc par les cicatrices, la récupération et le nombre de greffons accessibles en une séance.
À retenir
- La FUT prélève une bandelette et laisse une cicatrice linéaire ; la FUE extrait les follicules un à un et laisse de petits points.
- La DHI est une variante d’implantation avec un stylo, associée à une extraction FUE.
- Les lames saphir sont un outil d’incision, pas une technique à part entière : leur supériorité n’est pas démontrée de façon formelle.
- Le bon choix dépend de la zone donneuse, de la surface à couvrir et de la longueur de cheveux souhaitée après l’opération.
La FUT : la bandelette, historique et efficace
Le chirurgien retire une fine bande de cuir chevelu à l’arrière du crâne, la referme par une suture, puis la dissèque en unités folliculaires sous microscope. La technique permet de prélever beaucoup de greffons en une séance avec un bon taux de conservation. Sa contrepartie : une cicatrice linéaire fine, visible si les cheveux sont portés très courts, et des suites plus tendues.
La FUT garde un intérêt chez les patients qui portent des cheveux mi-longs, qui ont besoin de nombreux greffons ou dont l’extraction unitaire serait trop limitée.
La FUE : l’extraction unitaire
Chaque unité folliculaire est extraite avec un micro-punch, puis réimplantée. La zone donneuse est rasée, au moins en partie. Les cicatrices sont de petits points peu visibles, la récupération est plus rapide et les coupes courtes restent possibles. La FUE est aujourd’hui la technique la plus répandue.
Ses limites
Une extraction trop dense ou trop dispersée peut éclaircir visiblement la nuque. Le nombre de greffons accessibles dépend aussi de la souplesse du cuir chevelu et de la forme des follicules. La précision du geste, plus que le nom de la méthode, fait la différence.
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La DHI : l’implantation avec stylo
La DHI (Direct Hair Implantation) utilise un stylo implanteur qui place chaque follicule sans pratiquer d’incision préalable. L’extraction reste de type FUE. Elle permet de contrôler précisément l’angle et la direction de chaque cheveu, utile pour la ligne frontale et les zones où la densité doit être maîtrisée. Elle demande plus de temps et une équipe formée, d’où un tarif souvent supérieur.
Les études comparatives ne montrent pas de supériorité nette de la DHI sur une FUE bien conduite : le gain tient surtout à la précision du praticien.
Saphir, robot, sans rasage : les variantes marketing
- Lames saphir : elles réalisent des incisions plus fines que l’acier, et sont présentées comme plus favorables à la cicatrisation. Le bénéfice reste discuté, et dépend de la taille d’incision et de la main du chirurgien.
- Robot d’extraction : il aide à l’extraction mais n’exclut pas le contrôle du médecin ; les résultats dépendent du réglage et de l’indication.
- FUE sans rasage : le prélèvement ne rase qu’une bande étroite, masquée par les cheveux voisins. Le nombre de greffons par séance est souvent plus limité, et le tarif plus élevé.
| Technique | Cicatrice | Greffons par séance | Convient surtout à |
|---|---|---|---|
| FUT | Ligne fine | Élevé | Grandes surfaces, cheveux mi-longs |
| FUE | Petits points | Moyen à élevé | La plupart des profils, coupes courtes |
| DHI | Petits points | Moyen | Ligne frontale, zones à densité précise |
| FUE sans rasage | Petits points | Plus limité | Petites zones, discrétion professionnelle |
Comment choisir selon son profil
Selon le stade de la calvitie
Une calvitie débutante et localisée se prête à une FUE ou une DHI ciblée. Un stade avancé impose de hiérarchiser les zones à couvrir, comme le montre l’échelle de Norwood-Hamilton.
Selon la zone donneuse
La densité et la qualité de la nuque conditionnent le nombre de greffons disponibles. La combinaison de techniques, voire une extraction de cheveux du corps ou de la barbe, se discute lorsque la réserve est limitée.
Selon le mode de vie
Cheveux très courts, reprise du travail rapide ou métier visible : ces critères pèsent sur le choix entre FUE et FUT, et sur la nécessité de raser la zone donneuse.
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Questions fréquentes sur les techniques de greffe
Quelle technique donne les meilleurs résultats ?
Aucune ne prime sur les autres. Le résultat dépend du diagnostic, du projet de ligne frontale, de la densité implantée et de l’expérience du chirurgien avec la méthode choisie.
La FUE laisse-t-elle des cicatrices ?
Elle laisse de petits points blancs, invisibles sous des cheveux de quelques millimètres dans la plupart des cas. Une extraction trop intense peut les rendre plus visibles.
Peut-on combiner plusieurs techniques ?
Oui, certains projets associent FUT et FUE lors de séances successives pour maximiser les greffons disponibles. Cette décision se prend avec un chirurgien familier des deux méthodes.
Une technique se choisit après le projet, pas avant
Le nom de la méthode compte moins que la logique du projet : ligne frontale cohérente, densité adaptée, protection des cheveux restants. D’autres questions suivent : comment se déroulent les suites opératoires, comment se juge un résultat à douze mois, comment corriger une greffe décevante.
Interrogez le chirurgien sur les raisons de sa technique pour votre cas précis : une réponse personnalisée vaut mieux qu’un argument commercial.
Les informations de cette page sont données à titre informatif et ne remplacent pas l’avis d’un médecin.